Malu, notre blob américain

Blob Malu, quadruplé

Nous avons été sélectionnés par le CNRS pour un projet de sciences participatives autour du blob. Dans ce cadre, le CNRS nous a envoyé deux souches. Cette semaine, nous vous présentons Malu, notre blob américain.

Il s’agit d’une souche de l’espèce physarum polycephalum (on comprend mieux pourquoi « blob » est utilisé de manière courante). Son nom complet est MA275xLU352, raccourci en MALU. C’est un descendant de LU352, souche désormais célèbre pour avoir voyagé avec Thomas Pesquet dans l’espace. Il vient des États-Unis, du Wisconsin, plus précisément.

Blob Malu, sclérotes

À l’origine, nous avons reçu Malu sous forme de sclérotes, c’est-à-dire qu’il était en dormance, séché sur un bout de papier filtre. Il a fallu entamer toute une procédure de réveil consistant à le réhydrater, l’installer sur une couche de gélose et le nourrir avec des flocons d’avoine… américains, bien sûr, Malu semble n’accepter qu’une seule marque !

Blob Malu, sclérotes sur gélose

Contrairement à son cousin reçu en même temps, Malu s’est réveillé facilement et s’est vite développé. Le protocole de réveil était un également un protocole de croissance : nous étions partis de quelques sclérotes et devions obtenir 4 boîtes pleines pour démarrer la première expérience.

Blob Malu, coupe

Alors, tous les matins, il a fallu couper Malu en deux (non, il ne souffre pas, il n’a pas de réseau nerveux), puis le diviser en deux boîtes, le nourrir et… attendre jusqu’au lendemain pour voir qu’il s’était étendu dans la boîte et avait colonisé la totalité des flocons.

Blob Malu, nourrissage

Et voilà notre petit compagnon est capable de doubler de taille au quotidien. Depuis, nous avons démarré des protocoles expérimentaux, guidés par le CNRS. Malu se plait visiblement avec les 23-24 °C que lui offre notre cuisine !

Blob Malu, doublé

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